Résistants C

CABRE Jacqueline Jeannine Rolande épouse LEROY alias Cabrette

Résistante FN et du réseau Comète

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 13 janvier 2025


Née le 28 février 1924 à Paris (Ve), elle entre dans la Résistance le 1er février 1943 en rejoignant le FN (matricule 4313). Elle appartient au sous-secteur de Senlis mené par le policier Jules Fossiez, André Decatoire étant le chef de secteur  et René Carpentier le chef de groupe.

Demeurant alors avec sa mère Rolande et sa grand-mère Jeanne Pennequin, elle travaille comme secrétaire du Secours National, installé au 31 rue du Châtel, à Senlis. 

Parmi ses actions, on note la fabrication de fausses cartes  d'identité, la distribution de tracts et de journaux clandestins, le transport de mitraillettes Sten récupérées chez Mme Herlin de Chantilly (6 mai 1944), et le repérage du terrain d'aviation de Chamant.

Elle parvient à convaincre sa directrice, Marguerite Grognier, de cacher des pilotes alliés dans les locaux du Secours National.

Le 10 mars 1944, elle assure le convoyage de sept aviateurs américains.

Le 2 juillet 1944, elle est arrêtée par la police allemande et interrogée pendant quatre heures tandis qu'elle portait secours à vélo, avec deux employés du Secours National, à des détenus enfermés dans un car en panne près de Senlis.

De même, le domicile familial héberge deux soldats anglais du 25 juillet au 31 août 1944.

Elle épouse après-guerre M. Leroy. 

Titulaire de la carte CVR (n°197301), adhérente à l'ANACR, elle décède le 13 décembre 2021 en son domicile à Senlis à l'âge de 97 ans.


Distinctions

Elle reçoit un diplôme de reconnaissance du président américain Eisenhower, un diplôme britannique du chef Marshall commandeur de l'Expeditionary Force (1945), un diplôme Air Force escape Evasion du président américain Reagan (1985), un diplôme au titre de la Reconnaissance  de la Nation par Pierre Pasquini et un diplôme du Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants. Elle reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur le 23 mars 2019 à Senlis par le général Patrick Jelensperger.


Sources

ANACR-Oise. Rossiter Marguerite, Women in the Resistance, 1986.


CABRE Rolande

Résistante

par Jean-Yves Bonnard


Elle demeure avec sa mère Jeanne Pennequin et sa fille Jacqueline (épouse Leroy) à Senlis durant la guerre.
Avec sa fille, elle travaille en tant que secrétaire au Secours National de Senlis, au 31 rue du Châtel.

Le domicile familial héberge deux soldats anglais du 25 juillet au 31 août 1944.

Elle reçoit un diplôme de reconnaissance du président américain Eisenhower, un diplôme britannique du chef Marshall commandeur de l'Expeditionary Force (1945).


Sources

ANACR-Oise. Rossiter Marguerite, Women in the Resistance, 1986.


CAILLARD Edmond

Résistant du Front National

par Jean-Yves Bonnard, mise à jour le 29 janvier 2024.


Un médecin résistant

Né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 5 avril 1912, il est le fils d'un planteur d'origine normande, Edmond-Auguste Caillard (1885-1969) et de Clotilde Marillier (1883-1939). Il fait ses études secondaires au collège Lapérouse de Nouméa puis étudie la médecine en métropole. Il est diplômé en mai 1939 de médecine coloniale et est mobilisé au 24e Régiment d'Infanterie Coloniale. En avril 1940, il épouse Suzanne Mangeol. Il se bat dans la Somme, est fait prisonnier en juin 1940 et est démobilisé en 1941.

Médecin installé à Saint-Just-en-Chaussée, il est l'un des animateurs du Front National. Au volant de sa Simca 5, il porte secours à 87 aviateurs alliés tombés dans l'Oise. 

Il est en relation directe avec Pierre Auzi, du FN, qu'il conduit régulièrement.

Il est présent aux réunions du CDL clandestin en août 1944.

Il soigne notamment trois des six membres SAS de l'Opération Benson (Moyse, Franck et Kirshen) intervenus dans l'Oise entre le 27 et le 30 août 1944 pour faire du renseignement sur le trafic des troupes allemandes dans le secteur de Compiègne.


L'engagement après-guerre 

Il devient membre du Comité cantonal de Libération Nationale et est élu adjoint au maire de Saint-Just-en-Chaussée de 1944 à 1946.

En novembre 1946, il décide de retoourner en Nouvelle Calédonier et participe en 1947 à la création de la polyclinique de l'Anse Vata.

Il s'engage alors dans la vie politique en tant que gaulliste. Elu à l'assemblée territoriale de 1957 à 1962 (UNR), fonde son propre parti (action calédonienne) en 1967. 

Père de quatre enfants (Jean-Paul né en 1941, Michel né en 1943, François né en 1944 et Odile née en 1948), il décède en Nouvelle-Calédonie à 79 ans en 1991. 


Décorations

Il reçoit la Medal of Freedom avec la citation: "Pour son courage, sa détermination dans l'accomplissement de missions risquées, sans se soucier de sa propre sécurité, il a réussi directement l'évasion de 87 parachutistes alliés, en les convoyant, les hébergeant et leur assurant les soins médicaux... méritant ainsi la reconnaissance et l'admiration des Etats-Unis. Il reçoit également la Croix de guerre 39/45, la Croix de la Résistance, la King's Medal for Courage in the Cause of Freedom et est fait chevalier de la Légion d'honneur.


Un tiimbre et une enveloppe premier jour ont été édités à son nom en 2002. Une stèle lui rendant hommage est érigé à Saint-Just-en-Chaussée le 20 juin 2015. 


Sources

Cercle Maurice Blanchard, Perdus et retrouvés... de Paris à Washington, Londres, Montréal, Sydney, p.36-37, 1999.

Fiche Wikipédia.

Site ASAA, par Dominique Lecomte.


CALABRE Yves alias Chevalier
Résistant FTP du détachement Grand-Ferré
Tué en action
par Jean-Yves Bonnard

Né le 30 décembre 1922 à Bourges (Cher), domicilié à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor, ex Côtes-du-Nord), cet étudiant réfractaire au STO porte le grade de lieutenant FTP dans la 14e Cie du détachement Grand Ferré, à La Croix-Saint-Ouen. Agent de liaison inter-secteurs, il est en charge du renseignement. Il est tué avec cinq autres résistants lors d'un engagement contre les Allemands le 29 août 1944. Une plaque sur un monument érigé à Néry indique qu'il a été assassiné avec Lucien Delval par les Allemands.

Sources:
https://maitron.fr/spip.php?article227887

CALDERON André alias Thomas
Lieutenant
Tué en action en 1945
par Jean-Yves Bonnard

Né le 31 décembre 1921, il part pour l'Afrique du Nord en 1941 où il est affecté au 3e Zouaves basé à Constantine (Algérie). En permission à Langon au moment du Débarquement américain en Afrique du Nord, il est requis pour le STO et est envoyé dans un camp de travail à Vordamm en Pologne. Avec deux camarades langonnais, Pierre Beaubreuil et Roger Rocard, il parvient à s'évader dans un wagon qui le mène à Beauvais.
Il s'enrôle ensuite dans le maquis FTP Grand-Ferré sous le pseudonyme Thomas.
Son action sera résumé dans la citation accompagnant la Croix de Guerre attribuée le 1er octobre 1945: "Jeune officier plein d'allant et de bravoure, a participé comme chef de détachement à de nombreux actes de sabotages contre les installations de l'ennemi, et à des coups de main armés contre les formations isolées. Le 14 juin 1944, au cours d'un transport d'armes, a été surpris sur la route d'Attichy à Bitry (Oise) par une patrouille allemande, infligea à l'adversaire des pertes sérieuses en tués et en blessés mais dut se replier par suite de l'arrivée de renforts ennemis. Le 31 août 1944, sur la route de Béthisy-Saint-Pierre à Saint-Sauveur (Oise), a participé bravement pendant quatre heures à un engagement contre environ deux cents SS; au cours duquel douze d'entre eux furent tués. Signé. De Gaulle".
A la libération de l'Oise, il s'engage pour la durée de la guerre dans le 67e RI. Le 13 novembre 1944, il se marie avec Odette Juin. Lieutenant, chef de section, il est envoyé avec son bataillon dans le secteur canadien dans la poche de Dunkerque le 4 avril 1945. Il est mortellement blessé le 12 avril 1945 à la suite d'un affrontement avec les forces allemandes. Son éloge funèbre est prononcé le jour même à Saint-Omer par son chef de bataillon, Louis Sasseder.
Son nom figure sur le monument aux morts de Langon, commune qui nommera une rue en son honneur.

Sources:
Souleau Philippe, La région de Langon sous l'occupation, 1991.

CAMIN Maurice

Résistant FTP


Né le 20 août 1918 à Beauvais (Oise), fils du menuisier Lucien Camin et de la tabletière Césarine Largillière, Maurice Camin exerce la profession de chauffeur agricole. Il épouse le 6 juin 1942  Renée Hébert qui lui donne un fils. Claude né le 2 août 1943. Il est domicilié  rue de Noailles à Andeville (Oise) puis  route Sanglettes.

Intégré aux FTP, Maurice Camin devient recruteur et agent de liaison. Au cours de l’été 1943, avec Charles Dupuich et d’autres camarades, il forme un groupe FTP dans le secteur de Mouy (Oise). Il participe à plusieurs sabotages de voies ferrées, à un sabotage de centrale électrique et à des attaques de convois allemands. Recherché par la Gestapo, impiqué dans l'affaire de Mogneville en septembre 1943, il se réfugie d’abord dans plusieurs caches à proximité de Méru (Oise) puis à Amiens (Somme).

Maurice Camin est condamné par conutmacce par la section spéciale de la cour d'appel d'Amiens le 5 janvier 1944 à cinq ans de travaux forcés. 

Arrêté à Amiens le 22 mars 1944 par le SD, il tente de tuer Bohrmann, responsable de la police allemande, mais son revolver s’enraye. Interné à la citadelle d’Amiens, il est soumis à la torture. 

Sa femme se rend à plusieurs reprises à la citadelle pour lui porter des colis et tenter de le voir. Le 5 mai 1944, à sa demande de le rencontrer, il lui est répondu qu’il est inutile de revenir et qye son mari a été transféré en Allemagne.

Dans la nuit du 8 au 9 mai 1944, des membres du SD commandés par Bohrmann extraient de leur cellulle Jean Fourrage, Morand Waquez, Raymond Waquez, André Carpentier et Maurice Camin. Les cinq hommes sont exécutés dans la nuit.

Leurs corps sont retrouvés dans la première sape du bois de Gentelles à Boves le 11 septembre 1944.

La mère et la femme de Maurice Camin apprennent que Charles Dupuich a été identifié parmi les morts du bois de Gentelles. Comme les deux hommes se rencontrent souvent avant leur arrestation, elles pensent que Maurice Camin a subi le même sort que son camarade. Le 3 octobre 1944, après avoir obtenu de la Police de Sûreté d’Amiens l’autorisation d’exhumation, elles se rendent au cimetière de la Madeleine où sont inhumés les fusillés de Gentelles avant leur identification. Elles reconnaissent Maurice Camin à ses vêtements et à la bague aux initiales CM que les fossoyeurs ont placée dans l’une des chaussures. Sa mère fait ramener son corps à Andeville où il est inhumé le 6 octobre 1944.

Maurice Camin reçuoit la mention « Mort pour la France » le 27 septembre 1947. Une plaque commémorative apposée sur la place d’Andeville porte son nom. La rue des 17 martyrs associe Maurice Camin aux seize hommes du village tués le 27 août 1944. Son nom est aussi inscrit sur le monument commémoratif aux fusillés du bois de Gentelles inauguré le 27 août 1947.


Sources

Notice Maurice Camin in Maitron par Daniel Pillon et  Catherine Roussel - SHD, Vincennes, 16 P 102 881 -  L’Écho Méruvien, octobre 1944. -  Les fusillés de Gentelles, Association Villers-Bretonneux Mémoire, 2007, DVD La Résistance dans la Somme AERI 80, 2018. -  État civil.


CAMUS Pierre

Résistant du réseau Comète

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 28 décembre 2024


Né le 26 mai 1913, cet agent SNCF appartient comme agent P1 au réseau Comète à partir de janvier 1944. Il est chef-adjoint en charge du secteur Oise. Il demeure à Cires-le-Mello.

Il est cité à l'ordre de la brigade avec attribution de la Croix de guerre, avec la citation : " Camus Pierre : Forces Françaises Combattantes : chargé de mission de 3e classe du réseau d'évasion "Comète" de juin 1942 à la Libération. A convoyé de nombreux aviateurs de Paris aux Pyrénées, et de Paris au maquis d'aviateurs alliés de Cloyes (région de Châteaudun). A, de plus, effectué une mission en Espagne et traversé les lignes ennemies à maintes reprises avec beaucoup de succès" (décision n°729).


Sources

La Semaine de l'Oise du 12 décembre 1945


CANOINE Paul

Résistant Libé-Nord


Né en 1899 à Montigny-Lengrain (Aisne), ce débitant de Trosly-Breuil est chef du groupe Libé-Nord. Il décède à Montigny-Lengrain en 1973.


CAPPE Victoria Emilie née LEOURIER  alias Rose

Résistant du Front National

déportée n°27744

par Jean-Yves Bonnard, mise à jour le 24 juillet 2024

 

Née le 15 février 1890 aux Ollieres sur Eyrieux (Ardèche), elle est la fille du cultivateur Frédéric Léourier (1843-1897) et de l'ouvrière en soie Marie Victorine Julien (1848-). Domiciliée à Méru (Oise) avec sa mère en 1911, elle y épouse vers 1912 le mécanicien  Elie Maurice Cappe (1887-1930). Elle est la tante de Raymond Léourier (Laurier, né en 1907) et la mère d'Eliane Victoria Cappe (née en 1912).


Une militante communiste

Commerçante, elle est militante du parti communiste (elle est inscrite dans la sous-section de la presse féminine du PCF en 1927). En 1929, ce dernier la présente aux élections municipales à Montreuil-sous-Bois (ex-Seine) pour protester contre l'absence du droit de vote des femmes. Elle préside alors plusieurs réunions électorales. L'année suivante, elle est notée responsable de la section de Montreuil de l'Union fraternelle des femmes contre la guerre impérialiste. 

Devenue veuve, elle revient s'installer à Méru. En 1937, on la note responsable du Comité local des femmes contre la guerre et le fascisme à Méru.


Activiste durant la guerre

Membre du Front National durant la guerre, son domicile est perquisitionné à la suite d'attentats dans le secteur de Méru. Des bons de solidarité du comité des femmes de l'Oise du parti communiste sont saisi. Elle est arrêtée le 23 février 1943 et condamnée par la section spéciale de mai 1943 à un an de prison et 1200Frs d'amende pour reconstitution du parti communiste. Son neveu Raymond, accusé du même chef, est condamné à trois ans de prison. Elle est internée à Beauvais, Amiens puis Compiègne. 

Elle est déportée à Ravensbruck par le convoi du 31 janvier 1944 eau départ de Compiègne. Le convoi arrive à Ravensbruck le 3 février après un arrêt à Trèves où de la soupe sera distribuée aux détenues par la Croix-Rouge. Elle décède en déportation le 4 avril 1945 à Ravensbruck, gazée avec 63 de ses compagnes. Le camp est libéré quelques jours plus tard.

Son nom figure sur les plaques commémoratives de la mairie et de l'église de Méru ainsi que sur le monument aux morts. Elle reçoit la mention "morte en déportation" (JO du 7 août 2007).


Sources

FMD - Notice du Maitron par Jean-Pierre Besse - Site Généanet.


CARBON Léon

Résistant Front National


Ouvrier maçon à Saint-Leu-d'Esserent, époux de Raymonde Lerestou et père de quatre enfants, il est employé aux Forges de Montataire avant-guerre. Entré dans la Résistance en janvier 1941, il devient responsable du Front National. Il est marié à Raymonde, future maire de la commune.


CARBON Raymonde Henriette née LERESTOU

Résistante du Front National

par Jean-Yves Bonnard


Arrière petite-fille d'une communarde, originaire de Le Perreux-sur-Seine (Le Perreux-sur-Marne), elle est domiciliée à Saint-Leu-d'Esserent depuis février 1920 où son père vient travailler dans une usine métallurgique créée par l'usine mère d'Aubervilliers. Elle épouse en 1931 Léon Carbon, ouvrier maçon puis ouvrier aux Forges de Montataire. En 1940, elle part en train (wagons à bestiaux) vers Trignac (Loire-Atlantique), envoyée par l'usine où son mari travaille, avec ses quatre enfants et un enfant adoptif. Renvoyée depuis l'Orne par les Allemands jusqu'à Boulogne et traverse Paris paré de drapeaux à croix gammée. De retour à son domicile, elle et son mari rejoignent le Front National en janvier 1941.  Elle devient agent de liaison (distribution de journaux , collage de tracts, transports de tracts au café La Poterne) et organisatrice de l'Union des femmes françaises sous l'occupation, recrutée par "Claire". Sa maison étant détruite lors des bombardements de la ville en 1944, elle et sa famille est logée au château "Loette". 

Militante communiste de longue date, elle est élue conseillère municipale en 1953 puis maire de sa commune de 1965 à 1991. Mère de six enfants, maire honoraire de la ville, elle décède le 2 mars 2007 à 96 ans en maison de retraite à Nogent-sur-Oise. L'école élémentaire de l'avenue Jules Ferry de Saint-d'Esserent porte son nom.


Sources:

Les films de l'An 2, 2007, https://vimeo.com/41783032.


CARDON Gustave

Résistant du Front National

déporté n°52316

par Jean-Yves Bonnard


Né le 3 août 1903 à Thiembronne (Pas-de-Calais), employé à la SNCF, domicilié à Orry-la-Ville, il est membre du Front National. Arrêté le 12 décembre 1941, il est déporté le 12 mai 1944 au départ de la gare de Compiègne à destination de Buchenwald. Il est libéré le 15 avril 1945 à Bergen-Belsen. Il décède en mars 1959.


CARLUY Paul

Résistant OCM


Il est noté résistant OCM à Creil.


CARON André Aristide

Résistant Libé-Nord et du réseau Brutus

déporté n°30892


Né le 31 août 1893 à Beauvais, brossier puis employé de la SNCF à Chambly (Ateliers de Moulin Neuf), il est militant socialiste et syndicaliste avant-guerre. Il est élu secrétaire de la section socialiste SFIO locale en 1933 puis en 1939 est membre de la commission fédérale de propagande. Il est élu conseiller municipal lors d'élections partielles en 1932 puis en 1935. Nommé conseiller municipal en février 1941, suite à la dissolution par le Régime de Vichy de décembre 1940, il démissionne en septembre suivant.

Avec Jean Biondi et Marcel Mérigonde, il participe à la reconstitution du parti dans la clandestinité. Il participe à la Résistance au sein de Libé-Nord et dans le réseau Brutus. Il est arrêté le 15 avril 1944 et est déporté le 21 mai 1944 à destination de Neuengamme au départ de Compiègne. Il est transféré pour le kommando de Fallersleben (Laagberg puis au kommando de Wobelin. Libéré le 2 mai 1945 par les Américains, il meurt  d'épuisement le 16 juin 1945 à l'hôpital de Ludwigslust, à Lubthenn (Mecklenbourg).

Son nom figure sur le monument aux morts des résistants de Chambly et sur la stèle des cheminots des Ateliers de Moulin-Neuf.


CARPENTIER Charles

Résistant FTP

Déporté


Né en 1902 à Saint-Sauveur, employé de la SNCF à Crépy-en-Valois, ce FTP est arrêté le 31 mars 1943. Il est déporté en juin 1943. Il décède à Crépy-en-Valois en juillet 1989.


CARPENTIER Renée Marcelle Jeanne née LONGAVESNE, alias Arpège ou Longavesne

Résistante CND-Castille

Internée

par Jean-Yves Bonnard


Née Renée Longavesne le 23 août 1914 à Aumale, fille d’un ancien combattant de la Grande Guerre et veuve de guerre (son mari meurt en 1940), elle réside à Beauvais, au 14 rue du Dr Gérard. Elle entre au réseau CND par l’intermédiaire de Louis Prache alias Debey. Agent de renseignement P1 enregistrée le 1er juin 1943 (numéro 89842). Internée à la caserne Agel puis à Fresnes du 11 novembre 1943 jusqu’au 24 janvier 1944. Présidente départementale de l’Association d’entraide des veuves et orphelins de guerre de l’Oise, elle est nommée chevalier de l’ordre du mérite le 17 octobre 1965 puis officier le 14 mai 1994.


CARRE Lucien

Résistant FTP du détachement Valmy

par Jean-Yves Bonnard


Né le 15 août 1922, il est homologué résistant FTP au détachement Valmy du 13 novembre 1943 au 10 juin1944.


Sources

GR 19 P 63/3


CARRE Henriette née BONNET

Résistante du groupe FTP Valmy

Déportée n°27353

par Jean-Yves Bonnard, notice créée le 1er juin 2024


Née le 16 novembre 1889 à Brenouille (Oise), Henriette Bonnet exerce la profession d'ouvrière agricole. Epouse de M. Carré et mère de cinq enfants, l'un d'entre eux est tué à Dunkerque et un autre est déporté.

Membre du groupe FTP Valmy, elle cache deux FTP à son domicile. Arrêtée le 23 novembre 1943, elle est déportée au départ de Compiègne par le convoi du 31 janvier 1944 à destination de Ravensbrück. Elle est libérée le 5 mai 1945 à Holleischen.

Elle reçoit la carte de CVR.

Henriette Carré décède le 1er septembre 1991 à Pont-Sainte-Maxence.


Sources

Arch. départ. Oise 33W8256 - FMD - ANACR-Oise  


CARTON Gilles
Résistant CND-Castille
Par Jean-Yves Bonnard

Fils de Marcel Carton, dentiste domicilié à Paris, il entre le 1er février 1942 dans le réseau CND-Castille, agent de renseignement P1. Il quitte le réseau le 30 septembre 1944. Par la suite chirurgien dentiste, ce dernier exercera à Ham (Somme).

CARTON Marcel Alexandre Jules alias Pelissier et Magne

Résistant du réseau Confrérie Notre-Dame

par Jean-Yves Bonnard


Né le 17 janvier 1893 à Noyon (Oise), mécanicien de profession, marié, père d’un enfant, Marcel Carton est domicilié au 7 rue de l’Evêché à Noyon. Engagé volontaire à compter du 24 octobre 1913 pour trois ans, il entre au 1er Groupe aéronautique puis passe au 2e Groupe d’aviation le 1er janvier 1914. Nommé soldat de 1ère classe le 21 septembre 1914, caporal le 30 juin 1915, sergent le 6 janvier 1916, il est affecté comme élève pilote à l’école de Dijon puis à l’école d’aviation de Châteauroux le 5 mai 1916. Il est affecté à l’escadrille MF29 le 18 juillet 1916 en qualité de sergent pilote – personnel navigant. Il participe aux bombardements de Darmstadt, Stuttgart, Oberdorpf, Rotswel. Il obtient une citation à l’ordre de l’aéronautique du 28 octobre 1916 : « pilote de l’escadrille 29, a participé brillamment à un raid à grande distance effectué le 12 octobre 1916, malgré les difficultés de toutes natures rencontrées en cours de route ». Il est affecté à l’escadrille MF130 le 1er janvier 1917 qui réalise des raids nocturnes. Il est grièvement blessé à la tête à la suite d’une chute d’avion le 24 avril 1917. Défiguré par sa blessure (perte de substance de l’os frontal d’environ 12 cm², effondrement du maxillaire supérieur, abaissement de l’œil droit, perte de cinq dents), il est cité à l’ordre de l’armée du 27 mai 1917 : « pilote très courageux, a exécuté plusieurs bombardements de nuits à longue distance, a été grièvement blessé ».

Il reçoit la croix de guerre avec quatre citations et deux palmes de bronze, détenteur de la Military Cross (avril 1917). Il est décoré de la médaille militaire (arrêté ministériel du 14 janvier 1919 pour prendre rang du 28 septembre 1918).

« Gueule cassée » de la Grande Guerre, Marcel Carton crée un garage et un magasin de vélos et motos à Noyon, avenue Jean Jaurès. En 1931, avec Georges Bouzinard, il participe à la fondation de l’aéroclub du Noyonnais. Il démissionne de la vice-présidente de l’aéroclub en 1934, contraint par sa santé précaire.

Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur pour prendre rang du 27 mars 1935. La décoration lui est remise par Marcel Fourrier.

Il entre au réseau CND le 1er février 1941 par l’intermédiaire de Louis Prache, alias Debey. Il devient agent de renseignement P1 sous le numéro 89421. Son fils Gilles est son agent de liaison. Il apporte de nombreux renseignements sur l’activité militaire allemande, notamment l’aviation, les trains de munition, les rampes de lancement de V1.

Il est nommé capitaine des FFI de la 1ère Région. Officier de la Légion d’honneur par décret du 11 avril 1946, il reçoit à Compiègne le 14 avril 1946 la croix de guerre avec palme et sa rosette des mains du ministre des Armées avec la citation : « Résistant de 1941 qui, malgré une diminution physique considérable et les dangers inéluctable dus à une grave blessure de guerre, s’est employé sans relâche pour le service du pays. Payant de sa personne en toutes circonstances, a su recueillir et fournir aux alliés des renseignements extrêmement importants. Grand patriote et très beau soldat : exemple complet de courage et d’abnégation ». Il est nommé commandeur de la Légion d’honneur par décret du 22 octobre 1947, décoration remise par le colonel Granthomme, maire de Noyon. Il reçoit la médaille militaire 39/45. En 1946, il est élu conseiller municipal de Noyon et ordonnateur de l’hôpital. Marcel Carton décède le 16 février 1951, à l’âge de 58 ans.


CATOIRE Hélène
Résistante

De Précy-sur-Oise, elle héberge et convoie des aviateurs américains en mai 1944.

Sources:
Soulard Pierre, Les femmes aussi, Mémorial de l'internement et de la déportation Camp de Royallieu, 2011.

CATOIRE Maurice alias Gabriel Raynaud
Résistant CND-Castille
Déporté n°30745

par Jean-Yves Bonnard

Né à Allonne le 24 mai 1915, mécanicien de profession, arrêté le 8 juillet 1943, déporté au départ de Compiègne le 30 octobre 1943 à destination de Buchenwald (matricule 30745). Il est libéré le 11 avril 1945. Maurice Catoire décède le 21 septembre 1990. Selon Jean-Pierre Besse, « ses parents avaient été le premier contact de Lucienne Fabre sur Beauvais en 1941 lors de la constitution d’une organisation de femmes et d’aide aux familles de prisonniers ».

CATTIER Robert
Résistant FTP du détachement Kellermann

Il est noté comme responsable des FTP Kellermann.

CAUCHOIS Denise
Résistante

Elle est arrêtée avec A. Lecointe pour "mise en circulation de tracts anti-allemands" en décembre 1943.

Sources:
Soulard Pierre, Les femmes aussi, Mémorial de l'internement et de la déportation Camp de Royallieu, 2011.

CAVE Joseph

Résistant FN

par Jean-Yves Bonnard, créé le 27 juillet 2024


Cultivateur à Baboeuf, conseiller municipal élu avant-guerre, il est noté résistant FN. Il est proposé par le CLL le 13 octobre 1944 pour entrer dans le conseil municipal à la Libération. Il est maintenu dans ses fonctions par arrêté préfectoral du 4 novembre 1944.


Sources

Arch. Départ. Oise 1232W1.


CHARDEAUX Pierre alias Antoine Chantelose

Résistant OCM, membre du BOA

Sous-préfet

par Jean-Yves Bonnard


Né à Cébazat (Puy-de-Dôme) le 3 septembre 1901, ce fils d'instituteur suit des études de vétérinaires à l'école de Lyon. Après cinq années d’exercice en libéral, il passe le concours de directeur des services vétérinaires. En 1933, il est nommé directeur des Services Vétérinaires à la Préfecture de Beauvais. Officier de réserve, il est mobilisé en 1939 et affecté spécial à Beauvais avant de prendre la route de l’exode en juin 1940. De Nantes, il rejoint à vélo le Puy-de-Dôme. 

De retour à Beauvais, il doit prêter serment de fidélité au Maréchal Pétain puis entre en relation en septembre 1942 avec Robert Belleil, Arnaud Bisson, Fernand Dupetit et Fernand Minasse qui forment un noyau de Résistance.

Membre de l'OCM et du BOA, homologué Résistant en avril 1943, il participe en mai suivant au premier parachutage sur le terrain “Balance” à L'Héraule, auprès de Belleil, Bisson et Delnef. Il échappe au démantèlement du réseau OCM dans le Beauvaisis et rejoint les VOP. Pierre Chardeaux est reconnu très actif notamment dans l'aide apportée aux aviateurs (une centaine !) grâce à son laissez-passer professionnel. Le 9 juin 1944, il est nommé capitaine FFI et devient le chef du secteur ouest le 14 juillet 1944 avec comme adjoint Maurice Segonds. Membre du CDL, il se déclare appartenant à Libé-Nord dont il épouse les idées socialisantes.

Il reçoit la Croix de guerre à Compiègne par le général Koenig. Devenu vice-président du groupement de Libération-Nord de l'Oise, il est nommé le 1er janvier 1945 à la direction des services vétérinaires au ministère de l'agriculture.

Médaillé de la Résistance en décembre 1946, chevalier de la Légion d’honneur en mars 1953 puis officier dans le même ordre en mars 1964, il décède à Paris en 1994.


Sources

Le Libérateur, 11 janvier 1945.


CHARLES Joseph

Résistant du Front National

Déporté


Né en 1887 en Suisse, il est membre du Front National à partir de janvier 1944. Arrêté à Tracy-le-Val par la Gestapo le 16 juillet 1944, il décède en déportation le 16 mai 1945.


CHARLET Julien

Résistant FTP du détachement Kellerman


Né en 1912 à Autreville (Aisne), cet ouvrier mécanicien est domicilié à Cambronne-lès-Ribécourt. Membre des FTP du détachement Kellerman à partir de novembre 1941, on le note aussi membre du réseau Jean-Marie Buckmaster. Il décède en juin 1993.


CHARPENTIER René

Résistant du Front National et du réseau Bourgogne


Il est noté appartenant au Front National et au réseau Bourgogne à partir de février 1943 sur Senlis. Il participe à partir de mai 1944 aux actions des FTP.


Sources

LECOMTE Dominique, MAVRE Marcel, Le Senlisiens René Charpentier, la Résistance en toute humilité, Ed. Delattre, 2014.



CHATILLON Léon

Résistant communiste


Né en 1911 en Seine-Maritime, cet ouvrier est responsable des Jeunesses communistes avant-guerre. Il est l'un des organisateurs des premiers groupes de Résistance communiste dans la région de Compiègne. Il est membre du CLL de Compiègne à la Libération.


CHEMIN Robert

Résistant OCM


Né en 1913 dans l'Aisne, il est employé à la sucrerie de Vauciennes. Chef du groupe OCM de Vauciennes, il présidera le CLL.


CHERET Jacques

Résistant FTP du détachement Valmy

par Jean-Yves Bonnard


Né le 7 février 1920, il est homologué FTP au détachement Valmy du 10 août 1944 au 31 août 1944.


Sources:

GR 19 P 60/3


CHEVALLIER alias François

Résistant FFI


Originaire de Nogent-sur-Oise, il est chef du 3e bureau des FFI. Il est proposé pour reprendre le BOA dans le département en août 1944.


CHEVALLIER Marcel

Résistant de l'OS


Né en 1895 à Vayres; cet ouvrier à Lacroix-Saint-Ouen est membre de l'OS. Il est arrêté le 4 septembre 1942 puis déporté à Dachau. Il meurt le 16 décembre 1971 à Lacroix-Saint-Ouen.


CHEVALLIER Jacques

Résistant du Mouvement Résistance

par Jean-Yves Bonnard, fiche créée le 29 juillet 2024


Né le 19 novembre 1921 à Rouville (Oise), il refuse de se soumettre au STO et se cache. Entré en contact avec la Résistance, ce jeune réfractaire intègre le groupe de Georges Ardenois et participe à des distributions de tracts, des transports d'armes et des sabotages.

A la Libération, il s'engage dans l'armée pour la durée car il estime que sontravail n'est pas terminé et rejoint le 1er bataillon du 67e RI dirigé par le Commandant Amédée Bouquerel alias Grégoire. Placé sous les ordres du capitaine Sueur dans la compagnie de Commandement, il fait le peloton des sous-officiers et sort sergent. Il est alors envoyé avec son régiment contenir les Allemands dans la poche de Dunkerque au Quesnoy puis est envoyé à Nantes où il est blessé accidentellement par balle.

A la fin de la guerre, de retour à Crépy-en-Valois, il épuuse Jeanine Lelièvre, fonde une famille et une entreprise de transport dans la propriété familiale.

Elu conseiller municipal en 1953 et 1959, il reçoit la Croix du combattant volontaire le 16 juin 1984, la médaille de la Résistance et la médaille de Dunkerque.

Il décède le 29 avril 1987 à l'âge de 65 ans. Robert Dannequin, président de la fédération Oise du Mouvement Résistance, fera son éloge funèbre lors de ses obsèques.


Sources

Famille Chevalier. Remerciements à Mme Dalle.


CHEVALLIER Jacques

Résistant de l'OS

Tué en action

par Jean-Yves Bonnard


Fils de Marcel Chevallier, il est né le 21 juillet 1923 à Gournay-sur-Aronde. Il est contacté en 1941 par Georgelin et entre dans les premiers groupes de Résistance à l'OS. Il réalise le 1er mai 1942 les premières actions contre les Allemands à Compiègne. Arrêté le 4 septembre 1942, il est emprisonné à Compiègne puis à la centrale d'Eysses. Il parvient à s'en évader et rejoint le maquis dans le Lot-et-Garonne. Il entre alors dans le groupe Dollé. C'est dans ce département, à Saint-Jean-de-Thurac, au pont du Moulin du Noble, qu'il est tué avec six autres FFI lors des combats de la Libération le 17 août 1944 dans une embuscade tendue par 250 Miliciens. Il est noté sergent-chef FFI. Son nom figure sur le monument aux morts de Lacroix-Saint-Ouen et sur la stèle commémorative de Saint-Jean de-Thurac. Son corps repose dans le cimetière Sainte-Catherine de Villeneuve-sur-Lot. Une rue de Lacroix-Saint-Ouen porte son nom.


CICOGNE Eugène

Résistant FFI

déporté


Réfractaire au STO, il est officier de liaison entre la Résistance et l'état-major FFI, il est arrêté le 5 août 1944. Déporté, il décènde en Allemagne le 14 décembre 1944.


Claire (pseudonyme)



Origininaire du Petit-Quevilly, responsable interrégionale des femmes.


CLAISSE Pierre

Résistant FTP

déporté



Né 192le 4 avril 1922 à Crépy-en-Valois, ce chaudronnier appartient aux FTP de Crépy-en-Valois puis dans la région parisienne. Il est arrêté le 13 mai 1944 puis déporté à Buchenwald.


CLARA Gabriel

Résistant du Bataillon de France

Déporté et guillotiné

par Jean-Yves Bonnard, créée le 24 avril 2024


Né le 31 août 1924 à Margny-lès-Compiègne, cet étudiant en ethnologie crée avec Michel Edvire et Robert Héraude le "groupe de Compiègne" qui devient plus tard le Bataillon de France.

Il est arrêté le 17 avril 1942 par la Felgendarmerie après la trahison de l'agent double Jacques Désoubries. Emprisonné à Fresnes, il est déporté par le décret Nacht un Nebel.

Il est condamné à mort le 19 octobre 1943 par le 2e sénat du Volksgerichtshof dans le cadre de l'affaire Continent.

Il est décapité à Cologne le 7 décembre 1943, le même jour que Georges Tainturier, Alexandre Gandouin, Christian et Robert Héraude, Michel Edvire, Abel Laville et Albert Vandendriessche. Rapatrié, son corps repose dans le cimetière du Nord de la ville.


Sources

Arolsen - FMD - Le Progrès de l'Oise


CLERGEOT Serge alias Toussain

Résistant FTP

tué en action


Né le 15 mai 1922 à Oulches (Aisne), cet instituteur membre des FTP est tué lors d'une opération à Cambronne-lès-Ribécourt le 10 novembre 1943.


CLERY Albert

Résistant FTP

déporté


Né en 1921 à Sannois, cet ajusteur à Chambly est membre des FTP. Il est arrêté le 14 avril 1943 puis déporté en juin 1944 à Dachau. Il meurt à Chambly en mai 1983.


COCHET Gabriel alias Gaby

Résistant OCM

Déporté n°40060

par Jean-Yves Bonnard, notice créée le 1er février 2025


Né le 21 juillet 1904 à Lavaqueresse (Aisne), directeur de coopérative agricole à Vic-sur-Aisne, il incendie un avion Morane en panne le 6 juin 1940 pour qu'il ne tombe pas aux mains allemandes. Il entre dans la Résistance en janvier 1941  dans l'Armée des Volontaires par l'intermédiaire d'André Bataillard, alias Baby. Passé à l'OCM,  il crée le secteur 138 débur 1944 et en devient capitaine OCM. Arrêté le 29 juin 1944 à Vic-sur-Aisne par la police allemande, il est déporté le 28 juillet 1944 au départ de Compiègne à destination de Neuengamme où il arrive le 31 juillet 1944. Transféré à Sanbostel, il est rapatrié le 30 mai 1945. Il décède en 1999 à Vic-sur-Aisne.


Sources

FMD - SHD -  Amicale de Neuengamme.


COCU René

Résistant OCM


Né en 1919 à Avrechy, ce cultivateur est chef du groupe OCM d'Avrechy-Airion. Il est nommé conseiller municipal à la Libération.


COENE Marcel alias Albert

Résistant FTP du détachement Valmy

par Jean-Yves Bonnard


Né le 21 décembre 1904 à Montataire, ouvrier métallurgiste, prisonnier en juin 1940, il est libéré un an plus tard. Concacté par Germain, il entre dans les FTP du détachement Valmy dont il devient l'un des responsables avant d'occuper des fonctions sur plusieurs départements. Il a le grade de lieutenant-colonel FTPF, capitaine homologué du 1er janvier 1943 au 1er septembre 1944. Il reçoit la Croix de guerre et a deux citations. Après la guerre, il est élu maire communiste de Montataire. Révoqué lors des grèves de 1950, il devient commerçant. Il est membre du comité fédéral de l'Oise du parti communiste.


Sources

GR 19 P 60/3


COFFIGNON André alias Sylvain

Résistant OCM


Né en 1883, cet industriel domicilié à Montmacq est chef du service de renseignements et des liaisons de l'OCM. Il serait décédé le 23 octobre 1944 (on note aussi 1943).


COFFINIER Alfred

Résistant FTP puis OCM


Né en 1914 à Suzoy, il est résistant FTP puis OCM. Il devient président du Comité Local de Libération de Suzoy.


COGNARD Christian

Résistant FTP

déporté


Né en 1912 à Pris, cet ouvrier métallurgiste à Montataire entre aux FTP en août 1941. Nommé responsable en Seine-Inférieure en janvier 1944, il est arrêté le 12 juin 1944 puis déporté à Dachau où il décède en avril 1945.


COLBRANT Justin

Résistant FFI

par Jean-Yves Bonnard, créé le 27 juillet 2024


Cultivateur à Guiscard et chef du groupe FFI, il forme le 14 septembre 1944 le Comité Local de Libération de Guiscard avec sept autres FFI.


Sources

Arch. Départ. Oise 1232W1.


COLIN André Victor Bastien dit Riri

Résistant FTP

Déporté n° 81531

par Jean-Yves Bonnard


Né le 18 juillet 1911 à Liancourt (Oise), de nationalité française, cet ouvrier est soldat de 2e classe au 507e RCC en 1939 puis au 6e Bataillon de Chars de Combat de mai au 1er septembre 1940. Membre des Jeunesses communistes, il travaille dans la société Austin de Liancourt, usine occupée par Krupp. Il entre dans la Résistance en décembre 1942 (FTPF) et devient responsable militaire des FUJP de l'Oise en avril 1943. Il organise en juin 1943 l'Etat-Major des jeunes Réserve (rattaché à l'état-major FTPF) avec Gaston Fournival, André Cozette, Paillart et R. Lefèvre. Nommé lieutenant par le Commandant Legrand dit « Edouard » le 6 mai 1944, il participe à des sabotages, l'aide aux réfractaires, aux parachutages d'armes. Arrêté à Liancourt le 1er juillet 1944 sur dénonciation, il est incarcé à la maison d'arrêt de Compiègne le jour même puis au camp de Royallieu le lendemain. Déporté à Buchenwald, il est libéré le 24 avril 1945 et revenu en France le 26 avril suivant. Il devient mécanicien (metteur au point moteur diesel).


COLLERAIS Roger alias Serge

Résistant FTP

tué en action


Né à Mainvillers le 15 août 1923, il réside en Eure-et-Loir en 1942 comme responsable des FTP du secteur de Chartres. Il est ensuite envoyé dans l'Oise par l'Etat-major national FTP pour remplacer Kalinikrenko comme commissaire aux effectifs en juillet 1943 avec le grade de commandant. Il est l'auteur de l'attentat manqué contre de Brinon. Il est tué à la gare d'Amiens le 19 novembre 1943.


COLLET Jean
Résistant

Né en 1921 en Bretagne, cet étudiant est interrégional des jeunes de décembre 1943 à juin 1944. Après guerre, professeur dans le technqiue, il est maire-adjoint communiste à Vitry-sur-Seine.

COLNE Arthur

Résistant FFI

par Jean-Yves Bonnard, créé le 27 juillet 2024


Maçon de Maucourt noté FFI et "bon Français", il appartient au conseil municipal en 1939. Il est proposé par le CDL pour demeurer dans le conseil municipal à la Libération.


Sources

Arch. Départ. Oise 1232W1.


CONGY Robert
Résistant du réseau Publican

Né en 1900 à Brégy, employé à l'électricité, il est membre du réseau Publican. Il est élu conseiller municipal après-guerre.

COQUELET Raymond
Résistant du Front National
Déporté n°41942

Né le 14 août 1914 à Méru, cet ouvrier membre du Front National est arrêté puis déporté le 22 janvier 1944 par un convoi au départ de Compiègne à destination deBuchenwald. Il décède en décembre 1970.

CONET René Albert alias Casity

Résistant FTP du détachement Patrie

par Jean-Yves Bonnard, notice créée le 26 avril 2024


Né le 26 mai 1919 à Lormaison (Oise), fils de Lucie Julie Conet (1896-1947), il est noté valet de pied avant-guerre. Marié à Méru le 22 avril 1939 à Armande Alphonsine Deschamps (1918-1973), il est mobilisé au dépôt de chars n°503 et fait campagne contre l'Allemagne du 15 novembre 1939 au 25 juin 1940. Libéré du service militaire et renvoyé dans ses foyers le 15 octobre 1942, il se retire à Lormaison (Oise)

René Conet exerce alors la profession de cheminot au Moulin-Neuf à Chambly.

Il est noté résistant FTP du détachement Patrie en janvier 1944 auquel appartiennent son demi-frère Lucien Herbomez (1924-1992) et son oncle Achille Conet (1899-1981). 

Selon un certificat signé par Maurice Mignon, René Conet a tranporté et distribué des tracts en provenance de Marine et de Montataire, fait l'agent de liaison entre le détachement Patrie et Méru et ravitaillé des prisonniers russes évadés su mur de l'Atlantique.

En outre, il a  participé à la destruction de deux grues de Moulin-Neuf le 6 juin 1944, saboté des câbles téléphoniques à Sandricourt et aux tunnels de Laboissière, attaqué des soldats allemands à la fonderie de Méru, à Villeneuve les Sablons et  à la Mare d'Orvillers. Le 19 juin, il est de ceux qui attaquent des camions et side-cars à Puiseux-le-Hauberger provoquant la mort de trois soldats allemands. 

Nommé chef de groupe avec le grade de sergent, Il assure la liaison entre Méru et le  maquis de Ronquerolles sous les ordres du souus-lieutenant Meulin de Méru.

Peu avant la Libération, il est intégré au sous-secteur FFI de Méru sous la direction de Georges Musat.

René Conet décède le 14 septembre 1999 à Méru. Son corps est inhumé à Lormaison.


Sources

Remerciements à Martine Conet-Aubinais, sa fille.


CORBIER André
Résistant FTP
Abattu
par Jean-Yves Bonnard

Né le 5 août 1922 à Gouvieux, André Corbier exerce la profession de magasinier. Entré chez les FTP, il participe avec neuf hommes résistants à un tentative de sabotage de la ligne de chemin de fer Paris-Amiens dans la nuit du 12 au 13 novembre 1943. Pris à partie par des gendarmes français dans le hameau de Sailleville, à Laigneville, il est tué sur place tandis que son camarade Gilbert Thiébaut est mortellement blessé. Un plaque apposée sur un mur à Laigneville rappelle leur sacrifice.

CORLIN Louis
Résistant Interallié

Responsable du secteur Sud de l'Oise au servie interallié de Janvier 1944 à la Libération, il est responsable d'une groupe volant spécialisé dans le sabotage.

CORRION Norbert
Résistant FFI

Clerc de notaire à Lassigny, ce chef des FFI devient maire de la commune à la Libération.

CORROYER Jean Paul Raymond Amédée

Résistant de l'OCM

Abattu

par Jean-Yves Bonnard


Né le 10 juin 1898 à Amiens (Somme), fils de Jean Baptiste Maurice Corroyer et de Berthe Eugénie Forré résidant à Berck sur Mer, il est noté demeurant à Paris durant la Première Guerre mondiale. Appelé sous les drapeau en 1916, il s'embarque comme radiotélégraphiste sur le paquebot Saint-Vincent alors réquisitionné. Matelot de 1ère classe et électricien TSF, il est affecté en avril 1917 au 5e dépôt des équipages de la flotte à Toulon. En 1920, il est placé dans la réserve au 1er dépôt des équipages de la flotte. 

Marié à Léonie Emielot et père de Guy, né en 1923,  il est noté résidant tantôt à Levallois-Péret, tantôt à Amiens et à Houilles. Il se fixe à Breuil-le-Sec en 1927 et ouvre un magasin de radio à Clermont en tant qu'artisan électricien. Militant radical-socialiste, il est homologué membre de l'OCM depuis le 1er février 1944. Il est l'un des premiers opérateurs radio dans le secteur centre de l'Oise. Il est tué d'une rafale de mitraillette par les Allemands qui venaient l'arrêter tandis qu'il tente de  s'échapper le 6 août 1944 par le passage des Gloriettes.

Sa femme et son fils seront déportés et décèderont en déportation.

Il recevra la Croix de guerre 39/45 à titre posthume. Une place de Clermont porte son nom ainsi qu'une rue de Mouy. Son nom figure sur le monument aux morts et une plaque commémorative lui est dédiée à Clermont.


Sources:

Archives du Pas de-Calais, 1r9364-1918; 


CORROYER Guy Louis Faustin Maurice

Déporté n°77210

par Jean-Yves Bonnard


Né le 17 avril 1923 à Amiens (Somme), fils de Jean et de Léonie Corroyer, il est arrêté avec sa mère le jour du décès de son père à la suite d'une descente allemande dans leur magasin de Clermont. Déporté au départ de Paris vers Buchenwald le 15 août 1944, il décède le 5 mars 1945 au camp d'Arten.


CORROYER Léonie Claire Zélia née Emielot
Déportée n°57483
par Jean-Yves Bonnard

Née le 6 novembre 1898 à Albert (Somme), elle épouse Jean Corroyer. Le couple et leur enfant Guy s'établissent à Clermont. Son époux est abattu devant son domicile le 6 août 1944 alors qu'il tentait d'échapper à une descente allemande. Elle est arrêtée avec son fils Guy peu après. Elle est déportée à à Buchenwald, kommando de Torgau, puis à Ravensbrück où elle décède le 15 mars 1945.

Sources:
Soulard Pierre, Les femmes aussi, Mémorial de l'internement et de la déportation Camp de Royallieu, 2011.

COULON Louise

Avec son mari Pierre, elle héberge des aviateurs alliés à Bulles.

Sources:
Soulard Pierre, Les femmes aussi, Mémorial de l'internement et de la déportation Camp de Royallieu, 2011.

COULON Pierre

Résistant du réseau Shelburn

par Jean-Yves Bonnard


Charpentier de métier et résistant de Bulles, il détient un poste émetteur lui permettant de communiquer avec les services britanniques.

Avec son épouse Louise, il héberge des aviateurs alliés tombés sur le territoire. Abattu lors d'une mission de bombardement sur l'allemagne le 24 février 1944, le s/sgt Eugène A. Colburn passe par son domicile la dernière semaine de mars.


Sources

Site Asaa.


COURSEAUX Gaston Robert

Résistant CND-Castille

Déporté n°43252

par Jean-Yves Bonnard


Né le 4 octobre 1895 à Gournay-sur-Aronde (Oise), manouvrier de profession, il est incorporé le 19 décembre 1914 comme sapeur au 161e RI. Il passe successivement ai 71e RI (18 mars 1915), au 2725e RI (1er juillet 1915) mais est blessé d’une balle de séton dans la cuisse gauche et évacué le 11 avril 1916. Commence pour lui un long parcours d’hôpital militaire en hôpital militaire. Réformé temporaire en 1919 avec une pension de 20%,  on le note après-guerre restaurateur à Bourbonne-les-Bains (1921) puis à Chaumont (1924-1928). Il s’installe dans l’Oise à Cambronne-lès-Ribécourt en 1931 puis retrouve dans sa commune natale en 1932 où il devient garde-champêtre cantonnier. Mobilisé en 1939 au 26e RT, il est aussitôt renvoyé dans ses foyers. Avec son épouse Marie, il constitue dans sa maison en 1943 un asile pour les Résistants, à proximité du terrain Pêche. Il cache les passagers de plusieurs missions dont « Nathalie » en partance pour Londres. Arrêté dans la nuit du 15 au 16 novembre 1943, il est déporté par le convoi du 22 janvier 1944 au départ de Compiègne à destination de Buchenwald (matricule 43252), il décède le 15 avril 1945 à Posing (Allemagne). D’autres sources indiquent qu’il a été abattu à Weimar le 22 avril 1945. L’arrêté du 13 novembre 2012 attribue la mention « mort en déportation ». Il reçoit le grade de sous-lieutenant à titre posthume et est cité à l’ordre de la division avec attribution de la croix de guerre. Une rue de Gournay-sur-Aronde porte le nom « Marie et Gaston Courseaux ». Une plaque est apposée sur leur maison.



COURSEAUX Marie Emilie née Rollin alias Pêche

Résistante CND-Castille

Déportée n°27365

par Jean-Yves Bonnard


Née le 1er juillet 1891 à Arnoncourt (Haute-Marne), Marie Rollin se marie avec Gaston Courseaux, agriculteur. Elle entre dans le réseau CND Castille le 1er mars 1943 par l’intermédiaire de Roger Hérissé alias Dutertre. Lucien Courseaux, de Gournay-sur-Aronde, est son beau-frère. Agent P2 de l’agence de Compiègne offrant un asile aux résistants venant ou allant à Londres par avion (opération pick-up), elle est arrêtée avec son mari le 15 novembre 1943 avec deux résistants qu’ils hébergent, sans doute à la suite d’une trahison. Déportée par le convoi du 31 janvier 1944 au départ de Compiègne et à destination de Ravensbrück (matricule 27365), elle est  notée disparue. Elle aurait été gazée le 6 mars 1945. Elle reçoit le grade de sous-lieutenant à titre posthume et est citée à l’ordre du corps d’armée. Son nom et celui de son époux figurent sur une plaque commémorative dans l’église de Gournay-sur-Aronde.



COURTEVILLE (de) J
Résistant FFI

Il est le commandant des FFI du sous-secteur Sud pour la région de Pont-Sainte-Maxence au moment de la Libération.

COUTURIER Etienne
Résistant Libé-Nord

Il est le chef de groupe Libé-Nord du Mont-Saint-Andrien en 1944.

COUVREUR
Résistant FTP

Il est le responsable des FTP de Courteuil.

COZETTE André alias Raymond
Résistant FUJP

Né en 1918 à Carentan, cet ajusteur domicilié à Liancourt est responsable du FUJP puis membre du Comité Départemental de Libération.

COZETTE Fernand
Résistant Libé-Nord

Né en 1902 à Broquiers, ce voyageur est le chef du groupe Libé-Nord de Marissel à la LIbération.

COZETTE Henri Paul alias Coco

Résistant CND-Castille

Déporté

par Jean-Yves Bonnard


Né à Songeons le 18 janvier 1896, ancien combattant de la Grande Guerre, marié, opticien de profession. Mobilisé en 1939, fait prisonnier, il est libéré en 1941. Entré au réseau CND en 1943 par l’intermédiaire de Marcelle Geudelin, cet agent de renseignement P2 enregistré dans le réseau le 1er février 1943. Sa boutique sert de relai et de cabinet photographique.

Arrêté le 8 juillet 1943, interrogé à la caserne Agel puis transféré au camp de Royallieu en septembre 1943, il est déporté à Buchenwald le 29 octobre 1943. Il est employé pour des travaux de terrassement puis dans une usine du camp. Il est libéré le 13 avril 1945. Rentré dans sa ville, il intègre le Comité Départemental de Libération. Il décède le 9 décembre 1986 à Beauvais.


COZETTE Michel
Résistant FTP du détachement Jacques Bonhomme

Né en 1922 à Morvillers, originaire de Grémévillers, ce cultivateur à Ernemont-Boutavant est membre du Front National et FTP. Il est arrêté à la suite de l'attaque de la mairie de Laneuvilleroy le 23 février 1944 avec Richard Merceille et Anicet Deilhes. Les deux premiers sont incarcérés à Clermont, transférés à la prison de la Santé à Paris, jugé par un tribunal militaire allemand et condamnés à mort. Ils sont libérés le 17 août 1944 lors de l’insurrection parisienne. Le troisième parlera et dénoncera ses frères d'armes aux Allemands donnant lieu à une série de rafles dans le secteur de Saint-Just-en-Chaussée.

CRAUET Paul

Résistant OCM

déporté n°45410

par Jean-Yves Bonnard


Né le 28 mars 1906 à Monchy-Saint-Eloi (Oise), ce résistant de l' OCM du groupe Bataillard est arrêté à Creil le 10 juin 1942. Détenu à Compiègne, il est déporté par le convoi du 6 juillet 1942 à destination d'Auschwitz où il décède le 14 août 1942. 


CRETEUR Léon
Résistant
par Jean-Yves Bonnard

Employé aux Ponts-et-Chaussées, il demeure au n°14 rue Thomas-Couture à Senlis  avec son épouse. Il y héberge sa fille et son gendre Bernard Binder, de confession juive. A ce titre, il sera reconnu Juste.
Il cache du 10 mars à la fin avril 1944 deux aviateurs, le Lieutenant Thomas Yankus et Jonathan Pearson (ce dernier mentionne du 3 mars au 1er mai 1944), tous deux ravitaillés par Paulette Thomas et Jacqueline Cabre).

CROISE William

Résistant FTP puis du réseau Alsace

par Jean-Yves Bonnard


Né le 5 novembre 1924, neveu de M. Letuvé, receveur des PTT d'Auneuil, il est noté appartenant aux FTP de Therdonne début 1943. A la suite d'une dénonciation, il doit s'éloigner d'Auneuil et gagne une ferme de a Nièvre, à Cercy la Tour. Il intègre par la suite le maquis des Fours dont il s'échappe le 9 juillet 1944 alors que celui-ci est encerclé par la police allemande. Il regagne Auneuil et se réfugie chez son oncle. Peu après, il propose son aide à Gilbert Thibault, chef du réseau Alsace. Il assure alors des convoyages, des vols de tickets d'alimentation dans des mairies et des livraisons de tabac aux aviateurs alliés hébergés, intimidation de "bavards"... A l'approche des Alliés, Gilbert Thibault demande à William Croisé de mener une mission de reconnaissance sur la Seine, mais ce dernier n'apporte pas de renseignements utiles.

Fin 1944, il s'engage dans l'Armée de l'Air où il fait carrière.


Sources

Maigret Henri, Un réseau d'évasion à Auneuil, p.161-162, 1994.


CROSNIER André Ernest Louis Marcel alias André

Résistant Libé-Nord

Dénonciateur

par Jean-Pierre Besse, notice créée le 20 juin 2003, mise à jour par Jean-Yves Bonnard le 27 février 2025


Né le 27 novembre 1888 à Fontenay-Torcy (Oise), fils d’un percepteur, André Crosnier fait ses études au lycée Félix Faure de Beauvais (Oise) et obtient le grade de bachelier en 1909. Il commence des études de médecine mais doit les abandonner en raison de problèmes de vue.

André Crosnier se marie le 19 janvier 1916 à Brest (Finistère) et de cette union naissent trois enfants.

Agent d’assurances à la compagnie Le Nord de 1920 à la Libération, André Crosnier s’installe à Beauvais et milite activement à la SFIO. En 1929, il est élu conseiller municipal au deuxième tour et cette même année se présente aux élections cantonales dans le canton de Beauvais-Est. Il recueille 758 voix sur 2 611 suffrages exprimés et 4 381 inscrits et se maintient au second tour face au conseiller sortant, radical-socialiste, qui est réélu. En 1934, André Crosnier est à nouveau candidat mais cette fois dans l’autre canton de Beauvais (canton sud-ouest) et au conseil d’arrondissement.

Lors des élections municipales de 1935, il est réélu au second tour avec 1 773 voix sur 3 629 suffrages exprimés.

André Crosnier entre à la commission administrative fédérale en 1936 et remplace en novembre 1936 Henri De Ridder comme secrétaire de l’union des sections de l’arrondissement de Beauvais. Réélu en novembre 1937 membre de la commission administrative fédérale, il représente alors la tendance Marceau Pivert. Il est réélu une nouvelle fois en juin 1939.

André Crosnier perd son poste de conseiller municipal en 1943 lorsque le gouvernement de Vichy nomme un nouveau conseil à la suite de l’absorption par Beauvais de plusieurs communes limitrophes. Crosnier participe activement à la Résistance au sein de Libé-Nord. Il est arrêté le 13 janvier 1944 à Paris alors qu’il se rend à une réunion du CSAR. Interné quarante jours à Fresnes puis transféré à Creil (Oise) pour y être interrogé, André Crosnier est incarcéré le 20 février 1944 à la prison de Compiègne (Oise) d’où il s’évade le 1er mars suivant avec la complicité de son fils et d’un gardien de la prison.

À la Libération, André Crosnier, qui est nommé conseiller municipal de Beauvais en septembre, est membre du comité départemental de libération où il représente jusqu’au 21 septembre la SFIO, puis, à partir de cette date, Libé-Nord. Élu vice-président du CDL le 21 septembre 1944, il s’occupe de l’épuration et est membre de la commission des municipalités avec Debrie et Delie. André Crosnier occupe aussi les fonctions de secrétaire fédéral de la SFIO.

À la fin de janvier 1945, le CDL est saisi d’une plainte du Parti communiste accusant André Crosnier d’être à l’origine de l’arrestation d’Edmond Léveillé.

L’affaire fait grand bruit dans la mesure où l’arrestation d’Edmond Léveillé demeure inexplicable. Il apparaît que Crosnier a continué à avoir des relations épistolaires avec les forces d’occupation après son évasion et qu’il est en relation suivie avec Léveillé dans le cadre du comité départemental de libération clandestin.

Dès le 4 février 1945, Crosnier démissionne du conseil municipal de Beauvais (Oise), le lendemain il est exclu de la section socialiste locale et le 2 mars du CDL qui adopte la motion suivante : « L’attitude de M. Crosnier tend à prouver qu’il a agi au moment et après son arrestation en homme qui avait avant tout le souci d’assurer sa sécurité personnelle, et qu’il a fait preuve d’une faiblesse que l’on se saurait qualifier de coupable mais toujours telle qu’il aurait dû faire preuve d’une grande modestie. »

André Crosnier est arrêté en juin 1945 et condamné par la Cour de justice, le 20 mars 1946 à deux ans de prison et à la peine d’indignité nationale pour « activités antinationales ».

Après la guerre, André Crosnier s’installe comme agent immobilier et vit dans la région de Songeons (Oise). Il décède le 2 juillet 1970 à Beauvais (Oise).


Sources

Arch Dép Oise, séries M et W (en particulier 37 W 8 692). — Le Cri populaire de l’Oise, 1929-1939. — L’Oise socialiste, 1945. — Presse locale 1945-1947. — Renseignements fournis par son fils en janvier 1983 - La semaine de l'Oise du 27 mars 1946.


CRONNIER Aurélien

Résistant FTP du détachement Patrie

Déporté


Né le 20 septembre 1895, de Chambly, homologué FTPF du 1er mai 1942 au 20 février 1944. Il est décédé le 2 octobre 1944 à Mathausen. 


Sources

Archives de Compiègne, fonds JC Hallot.


CRUNET Jean
Résistant FTP
déporté  n°77057

Né le 28 juin 1897 à Rollancourt (Pas-de-Calais), cet employé de la SNCF à Chambly, militant syndical, participe à la Résistance au sein des FTP. Arrêté le 13 avril 1944, il est déporté à Buchenwald par le convoi du 15 août 1944 au départ de Paris. Il décède le 3 janvier 1945 à Ellrich.

CUGNIERES Jacques
Résistant Libé-Nord

Né en 1909, ce cultivateur est chef du groupe de Bitry de Libé-Nord.

CUNY Marc Louis Paul alias Philippe

Résistant du Front National - détachement Jacques Bonhomme

par Jean-Yves Bonnard, notice mise à jour le 9 janvier 2025.


Né le 3 janvier 1909 à Amiens (Somme), ce débitant à Saint-Just-en-Chaussée entre au Front National en juin 1942. Arrêté deux fois par la Gestapo, il devient le chef du 4e bureau de l’état-major départemental des FFI le 6 juin 1944. Il échappe à l'arrestation le 3 juillet 1944 et entre dans le maquis.

Chauffeur intrépide de Georges Jauneau, alias Jacques, dont il est l'adjoint, il participe à des transports d'armes et d'aviateurs alliés parachutés.


CUPER Henri
Résistant OCM

Né en 1921, employé à RIbécourt, il entre à l'OCM en août 1943 et participe à plusieurs actions de sabotage et à la Libération de Ribécourt. Il décède en 1984.

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